Jules VERNE

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JOHN PLAYNE…Poème de Jules VERNE ( suite et fin )

Créé par le 12 août 2008 | Dans : Jules VERNE, Poèmes

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*******

Vite que l’on se presse
Il faut hisser d’abord
Le chalut qui ne cesse
De peser sur le bord.
C’est à quoi l’on travaille
Mais il est tellement
Lourd, il faut maille à maille
Le hâler lentement.
Mais enfin il approche,
À l’aide de palans
Par le fond, on le croche
Un cadavre est dedans.
Et cette épave humaine
Arrachée à la mer
C’est lui, c’est John Playne
Le pêcheur de Kormer
Son bateau sans nul doute
À lui-même livré
Pris de travers en route
Sous voile a chaviré. 

******** 

Ce qui mène à comprendre
Pourquoi comme un mulet
L’ivrogne s’est fait prendre
Dans son propre filet.
À quel horrible fût !
Il est gonflé ce porc !
Et malgré tant d’abus
Il semblait ivre encore.
Achevez la besogne
Pêcheurs il faut rentrer.
Ce misérable ivrogne,
On pourrait l’enterrer.
Hélas, j’aime à le croire
Vous saurez le mettre où
Il ne pourra plus boire
Mais creusez bien le trou !
Ainsi finit John Playne
Pêcheurs la mer est pleine
Allons pêcheurs en mer.

 .

Jules VERNE

( 1828 – 1905 )

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Je n’aime pas trop la fin de ce poème de Jules VERNE  » JOHN PLAYNE « , peut-être parce que je vis au bord de la mer, où de notre port partent des bateaux de pêche…et que ces hommes qui affrontent la mer tous les jours en connaissent les dangers, et ne partent pas ivres !
.
Le métier de marin-pêcheur est un rude métier, toujours à la merci d’un changement brutal de temps, d’un accident en mer.
.
Le 23 janvier 2007 un de nos chalutiers le  » Manureva  » n’est pas rentré, victime d’une déferlante, à environ 400m du port, le bateau se serait brusquement couché, puis retourné.
.
L’opération de sauvetage menée par deux vedettes de la SNSM, trois hélicoptères et un bateau de pêche ne furent pas facilités par une météo très défavorable, des vents de nord-est de 75 kms heure et des creux de plus de 3 mètres.
Sur les quatre hommes à bord un seul fut sauvé.

JOHN PLAYNE…Poème de Jules VERNE ( suite )

Créé par le 11 août 2008 | Dans : Jules VERNE, Poèmes

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*****

À peine quelques nues
Dans le ciel du matin
Fuyantes et ténues,
Le soleil a bon teint.
Il fera beau. N’empêche
Qu’avec cet affreux temps
Les chaloupes de pêche
Auront eu leur content !
Qu’importe, à la rentrée
Nul ne manque ! On a fait
Une bonne marée !
Donc hurrah ! C’est parfait !
Ah ! Comme l’on oublie
Le danger qui n’est plus !
Aussi chacun rallie
La baie avec le flux,
On force et l’on se hâte
Les voilà bord à bord
C’est comme une régate
          À l’arrivée au port.          

******


Tiens ! Qu’est-ce qui se passe ?
Le premier en avant
Soudain fait volte face
Pour revenir au vent !
Les autres en arrière
Manoeuvrant tour à tour
De la même manière
Sans songer au retour.
Est-ce que par l’orage
Quelque bateau surpris
La nuit a fait naufrage ?
En voit-on les débris ?
Un homme se bloque au large
Là-bas c’est un devoir
Ne fusse qu’une barque
Un canot d’aller voir
On se hâte, on arrive
Un bateau de Kormer
Est-là seul, qui dérive
Chaviré, cul en l’air.

( … )

à suivre…

JOHN PLAYNE …Poème de Jules VERNE ( suite )

Créé par le 09 août 2008 | Dans : Jules VERNE, Poèmes

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 ***

La baie a deux bons milles
Du port au pied des bancs
Des passes difficiles,
De sinueux rubans !
C’est comme un labyrinthe
Où, même en plein midi,
On ne va pas sans crainte
Eût-on le coeur hardi.
Mais John, c’est son affaire,
Bras vigoureux, oeil sûr,
Il sait ce qu’il faut faire
Et se dirige sur
Le cap que l’on voit poindre
Au pied du vieux fanal
Là le courant est moindre
Qu’à travers le chenal !

 ****

En avant c’est le vide
Vide farouche et noir,
Et sans l’éclair livide
On n’y pourrait rien voir !
Le vent là-haut fait rage
Mais ne tardera pas
Sous le poids de l’orage
A se jeter en bas.
En effet la rafale
Se déchaîne dans l’air
Se rabaisse et s’affale
Presque au ras de la mer,
Mais John a son idée,
C’est de gagner au vent
Rien que d’une bordée
Comme il l’a fait souvent.

( … )

 à suivre

 

        

JOHN PLAYNE…Poème de Jules VERNE ( extrait )

Créé par le 08 août 2008 | Dans : Jules VERNE, Poèmes

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* 

John Playne on peut l’en croire
Est complètement soûl !
Il n’a cessé de boire
Jusqu’à son dernier sou !
Dam’ ! deux heures de stage
Au fond d’un cabaret
En faut-il davantage
Pour absorber son prêt ?
Bah ! Dans une marée
Il le rattrapera
Et brute invétérée
Il recommencera.
D’ailleurs c’est l’habitude
Des pêcheurs de Kormer
Ils font un métier rude !
Allons John Playne en mer !

 **

Le bateau de John Playne
Se grée en étalier
Avec foc et misaine.
Il a nom Saint-Hélier.
Mais que John se dépêche
De retourner à bord !
Les chaloupes de pêche
Sont déjà loin du port !
C’est que la mer est prompte
A descendre à présent !
A peine si l’on compte
Deux heures de jusant !
Donc si John ne se hâte
De partir au plus tôt,
Et si le temps se gâte
C’est fait de son bateau.

( … )

                       à suivre

 

 

LA LUNE

Créé par le 03 août 2008 | Dans : Jules VERNE, Poèmes

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Bien des gens en ce monde ont une humeur bizarre
Et dont on cherche en vain la cause et le secret
Sans qu’on sache pourquoi leur esprit guilleret
En un instant hargneux, coléreux se déclare.

L’un défend une chose et puis il la permet
L’autre, Anglais le matin, le soir se fait Tartare
L’un à l’esprit posé devient brouillon, distrait,
L’autre, grand orateur, est muet à la barre !

L’un change d’habitude aussitôt déjeuner
Et l’autre pour le faire attend après dîner.
Avare celui-ci prodigue sa fortune.

L’un progressiste à fond, tourne aux conservateurs.
D’où viennent les reflux et flux de ces humeurs ?
Comme ceux de la Mer n’est-ce pas de la lune ?

Paroles : Jules VERNE  – ( Les Insolites de Jules Verne )

Mis en musique et chanté par Serge KERVAL

CONNAISSEZ-VOUS MON ANDALOUSE

Créé par le 04 juil 2008 | Dans : Jules VERNE, Poèmes

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Connaissez-vous mon Andalouse
Plus belle que les plus beaux jours,
Folle amante, plus folle épouse,
Dans ses amours, toute jalouse,
Toute lascive en ses amours !
.
Vrai dieu ! de ce que j’ai dans l’âme,
Eussé-je l’enfer sous mes pas,
Car un mot d’amour de ma dame
A seul allumé cette flamme,
Mon âme ne se plaindra pas !
.
C’est que ma belle amante est belle,
Lorsqu’elle se mire en mes yeux !
L’étoile ne luit pas tant qu’elle,
Et quand sa douce voix m’appelle,
Je crois qu’on m’appelle des Cieux !
.
C’est que sa taille souple et fine
Ondule en tendre mouvement,
Et parfois de si fière mine,
Que sa tête qui me fascine
Eblouit comme un diamant !
.
C’est que la belle créature
Déroule les flots ondoyants
D’une si noire chevelure
Qu’on la couvre, je vous jure,
De baisers tout impatients !
.
C’est que son oeil sous sa paupière
Lance un rayon voluptueux,
Qui fait bouillir en mon artère,
Tout ce que Vénus de Cythère
Dans son sein attise de feux !
.
C’est que sur ses lèvres de rose
Le sourire de nuit, de jour
Brille comme une fleur éclose
Et quand sur mon coeur il se pose,
Il le fait palpiter d’amour !
.
C’est que lorsqu’elle m’abandonne
Sa blanche main pour la baiser,
Que le ciel se déchaîne et tonne,
Que m’importe ,- Dieu me pardonne,
Il ne peut autant m’embraser !
.
C’est que sa bouche bien-aimée
Laisse tomber comme une fleur
Douce haleine parfumée,
Et que son haleine embaumée
Rendrait aux roses leur couleur !
.
C’est que sa profonde pensée
Vient se peindre en son beau regard,
Et que son âme est caressée,
Comme la douce fiancée
Quand l’amant vient le soir ien tard !
.
Allons l’amour, les chants, l’ivresse !
Il faut jouir de la beauté !
Amie ! oh que je te caresse !
Que je te rende, ô ma maîtresse,
Palpitante de volupté !
.
Oh ! viens ! viens toute frémissante,
Qu’importe qu’il faille mourir,
Si je te vois toute expirante
Sous mes baisers, ma belle amante,
Si nous mourons dans le plaisir !
.
                        Jules VERNE
                       ( 1828 – 1905 )

LA FILLE DE L’AIR

Créé par le 02 juil 2008 | Dans : Jules VERNE, Poèmes

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 À Herminie.
.
Je suis blonde et charmante,
Ailée et transparente,
Sylphe, follet léger, je suis fille de l’air,
Que puis-je avoir à craindre ?
Une nuit de m’éteindre ?
Qu’importe de mourir comme meurt un éclair !
.
Je vole sur la nue ;
Aux mortels inconnue,
Je dispute en riant la vitesse aux zéphirs!
Il n’est point de tempête
Qui pende sur ma tête ;
Je plane, et n’entends plus des trops lointains soupirs.
.
Je vais où va l’aurore ;
On me retrouve encore
Aux mers où tout en feu se plonge le soleil !
Quand son tour le ramène,
Prompte, sans perdre haleine,
Je le joins, et c’est moi qu’on salue au réveil.
.
Qui suis-je ? où suis-je ? où vais-je ?
N’ayant pour tout cortège
Que les oiseaux de l’air, les étoiles aux cieux ?
Je ne sais ; mais tranquille,
Aux pensers indocile,
Je m’envole au zénith, au fronton radieux !
.
Parfois je suis contrainte ;
Mais c’est la molle étreinte
De l’amour qui me berce en ses vives ardeurs !
J’en connais tous les charmes ;
J’en ignore les larmes,
Et toujours en riant, je vais de fleurs en fleurs
.
Vive, alerte et folâtre
De l’air pur idolâtre
Je vole avec Iris aux couleurs sans pareil ;
Souvent je me dérobe
Dans les plis de sa robe
Faite d’un clair tissu des rayons du soleil.
.
Souvent dans mon courage,
Je rencontre au passage
Une âme qui s’envole au céleste séjour ;
Je ne puis, bonne et tendre,
Lorsqu’ elle peut m’entendre,
Ne pas lui souhaiter vers moi le gai retour !
.
Des échos la tristesse
M’apprend que l’allégresse
Ne règne pas toujours aux choses d’ici bas,
Et que parfois la guerre
Va remuer la terre.
La faim, le froid, la soif ! qu’on ne m’en parle pas !.
.
Si jadis quelque chose
Me venait ; de la rose
C’était le doux parfum que le vent m’apportait !
Je croyais, pauvre folle,
La rose, le symbole
Du bonheur que la terre à mes yeux présentait !
.
La terre par l’espace
Dans l’ordre qu’elle trace
Traîne trop de malheurs et de peine en son vol ;
Le bruit souvent l’atteste,
Son spectacle est funeste,
Et certes ne vaut pas un détour de mon col !
.
Pourquoi m’occuper d’elle,
Je suis jeune, et suis belle ;
Mes lèves sont de rose, et mes yeux sont d’azur :
A mes traits si limpides
L’honneur mettrait des rides ;
La terre ternirait l’éclat de mon ciel pur !
.
Parfois vive et folette,
Poursuivant la comète,
Dans l’espace inconnu nous prenons notre essor !
À mon front je mesure
Sa blonde chevelure
Qui traîne dans les airs un ardent sillon d’or !
.
Lorsque je me promène,
Pour qu’elle m’entretienne,
Pourquoi pas de compagne aux mots doux et vermeils ?
Quoi ! n’en aurais-je aucune ?
Ah ! pardon, j’ai la lune,
L’étoile, la planète, et mes mille soleils !
.
J’ai quelquefois des anges,
Car leurs saintes phalanges,
Je les suis en priant ; plus prompte que l’éclair ;
Sans leur porter envie,
Je préfère ma vie :
Rien n’est si doux aux sens que de nager dans l’air.
.
Si le sommeil me gagne,
Ma couche m’accompagne,
Couverte d’un manteau brodé de bleus saphirs ;
Dans les flots de lumière,
Je ferme ma paupière,
Laissant flotter ma robe entrouverte aux zéphirs.
.
Jules VERNE

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